Le
Centre d’information de la police canadienne a annoncé qu’il
ferait parvenir un décret aux services de police indiquant que ces
derniers ne peuvent plus fournir de l'information sur un dossier
criminel à des entreprises tierces comme BackCheck. Les personnes
ou les organismes devront dorénavant s’adresser directement à un
service de police local, remplir les formulaires requis et attendre
le temps qu’il faut pour obtenir les résultats, c’est-à-dire
entre une et quatre semaines. Dans la plupart des cas, les résultats
seront envoyés par la poste au domicile de la personne visée. La
personne peut alors choisir de soumettre l’information telle
quelle, ou peut même la modifier en utilisant un logiciel que l’on
peut facilement se procurer.
Il
ne fait aucun doute que ce changement a des conséquences énormes
pour BackCheck
ainsi que pour les milliers de clients qui comptent sur ces services
depuis plusieurs années et qui les ont intégré à leur processus
de sélection et d'embauche des bénévoles, notamment Sport BC/BC
Soccer.
Dans
un monde post 11 septembre et dans
le contexte d’une des pires récessions depuis plusieurs
générations, ce changement de politique a de quoi étonner et ne
sert pas du tout les intérêts des citoyens canadiens et des
entreprises canadiennes.
BackCheck
effectue
des milliers de vérifications de casiers judiciaires par jour,
essentiellement pour les plus grands employeurs au Canada. S’il
devenait impossible pour nous de le faire, cela aurait des
conséquences graves sur la façon dont les entreprises canadiennes
embauchent leurs employés et rendrait le Canada moins concurrentiel
dans le contexte de la mondialisation de l’économie. En fait, la
plupart de nos clients risqueraient de ne plus pouvoir respecter
leurs obligations contractuelles envers leurs clients puisque la
vérification des antécédents (surtout la vérification des casiers
judiciaires) est primordiale. Des centaines d'emplois sont en jeu,
ainsi que tout le secteur de la vérification des antécédents.